« 2012-11-17 | Page d'accueil
| 2012-11-22 »
19/11/2012
Une maison roulante dans Paris, boulevard d'Arcueil.
Par Bernard Vassor.

S''il vous prenait l'envie d'emprunter une hirondelle* un de ces omnibus un dimanche, vous pourriez voir une de ces petites maisons-voitures à l'orée de la barrière d'Arcueil placée à l'extrémité du faubourg Saint-Jacques (entre la rue de la Glacière et le boulevard Jourdan). Elles en ont connu du chemin aux quatre coins du monde avant de s'arrêter là. Tombant presque en ruine, les roues disloquées refusant de poursuivre la moindre route. Les gens qui y vivent n'aspirent plus qu'à une retraite sans histoire dans leur "demeure princière entourée d'un parc"
Le seul inconvénient pour ces gens paisibles, était l'envahissement par les parisiens venus de tous les quartiers de Paris assister aux exécutions capitale (si l'on peut dire) depuis 1830 elles avaient lieu à proximité. Il est à remarquer que de ce moment, on n'exécute plus à 4 heures du soir, mais à 8 heures du matin.
* Au départ de la rue Christine.
18:13 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
|
Digg
Le maire du neuvième arrondissement avant la Commune de Paris.
Par Bernard Vassor

Ernest-Léon-Joseph Desmarest.
Né le 17 mai 1815 à Paris, sa mère était une créole de l’île Bourbon (la Réunion aujourd’hui) Après des études au collège Charlemagne, il s’inscrivit au tableau de l’Ordre le 11C novembre 1837. Il se fit le défenseur en tant qu’avocat de journaux tels que « le Siècle », « le Charivari », « la Revue de Paris » et des journaux de Nantes et d’Arras. Il prit également la défense de Mme de Caylus « l’évadée de Saint-Lazare », de l'assassinat de la rue de Richelieu, de « l’affaire Plassiard » qui révéla de curieuses mœurs électorales en 1863. Il fut nommé en 1864 bâtonnier de l’ordre des avocats. Maire adjoint nommé puis maire élu du IX° arrondissement, il sera ensuite en position éligible au scrutin du 26 mars 1871 de la Commune de Paris, mais ne siègera pas, préférant rejoindre Versailles et le parti de l’Ordre d’Adolphe Thiers. Il avait déjà dans le passé été décoré par le général Cavaignac (surnommé talons rouges pour avoir fait couler des flots de sang durant la répression féroce de juin 1848) pour avoir conduit son bataillon de la Garde nationale à l’assaut des ouvriers parisiens protestant contre la fermeture des Ateliers nationaux. Il ne fut pas réélu après la défaite de la Commune de Paris, c'est le bonapartiste (le seul élu dans Paris) Léon Honet qui lui succéda pour peu de temps à la mairie du neuvième. Je rappelle à tous les historiens ou biographes patentés, qu'il n'y eut pas de maire élu pendant la période insurrectionnelle de 1871. et que contrairement à ce qui est seriné, ânonné, de façon vénéneuse, les registres d'Etat-Civil, à part quelques arrondissement n'ont pas été détruits par les incendies de la Commune, mais qu'ils sont conservés dans des réserves des Archives de Paris. Ils ont d'ailleurs été microfilmés par les Mormons qui n'ont pas pour habitude de photographier sans raison du papier calciné.
Ernest Desmarest a été inhumé au cimetière du Père Lachaise où un imposant monument lui a été élevé..
16:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
|
Digg
Une épouvantable catastrophe à Lyon sur la Saône.
Par Bernard Vassor

Le dimanche 10 juillet 1864,nous apprend le "Moniteur du soir" du lendemain, une catastrophe est arrivée sur la Saône.
Des bateaux à vapeur, les Mouches font un service régulier de Vaise à Perrache. Ce parcours si fréquenté fournit un nombre considérable de voyageurs à ces bateaux qui portent le nom général de Mouche et qui sont distingués par des numéros 1, 2, 3, etc.. comme les omnibus parisiens. C'est sur le numéro 4 que l'accident s'est produit. A 2 heures et demie, toutes les personnes qui se trouvaient sur le bateau à vapeur, effrayée par ses mouvements erratiques, se sont jetées d'un seul côté, la Mouche s'est penchée sur son flanc, la balustrade a été brisée et les passagers précipités par dessus bord comme vidés dans la Saône. Au bout de quelques minutes on a vu apparaître des bras, des jambes, des têtes battant l'eau desepérément, certaines femmes avaient même leurs mains crispées sur leurs ombrelles ouvertes. Il faisait un soleil torride, et les quais étaient à peu près désert. Il fallut un certain temps avant que les victimes du sinistre aient put recevoir quelque assistance. Puis, sont arrivées les barques de la Compagnie mobile de sauvetage dont les mariniers firent de leur mieux pour venir en aide aux survivants et récupérer les morts. A six heures du soir, trente corps sans vie furent alignés sur le pont de l'Abeille et ceux qui n"étaient pas valides furent conduits à l'Hôtel-Dieu ainsi que les cadavres ensuite déposés dans la cour, pour que des proches puissent venir les reconnaître. Ce dimanche noir, en famille fut pour beaucoup de lyonnais, et dans toutes les maisons une journée de désespoir, d'attente angoissée, passant parfois de la tristesse à la joie, ou de l'inquiétude à la cruelle vérité.
12:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
|
Digg



