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12/01/2012

目次へ 次ページへ HAYASHI TADAMASSA ET LE JAPONISME A PARIS

PAR BERNARD VASSOR

Envoyé à Paris pour servir de traducteur à l'exposition universelle de 1878 pour le pavillon japonais, Hayashy Tadamassa se plut tellement à Paris qu'il s'installa comme correspondant d'une société commerciale japonaise et dirigea à Paris une boutique rue de la Victoire qui fit concurrence à  Samuel Bing qui était installé à deux pas de la, à l'angle de la rue Chauchat et la rue de Provence.e3619eb804106c1934f042dab0fcb1d7.jpg
 
Samuel Bing avait rassemblé les plus grands spécialistes pour sa revue : "Le Japon artistique"
Hayashy Tadamassa, Louis Gonse, Philippe Burty, Théodore Duret, Edmond de Goncourt, Justus Brinckman, Marcus Huish, William Anderson, professeur de chirurgie à Tokio en 1880, qui réunit une importante collection qu'il légua au British Muséum.... 
Théodore Duret fut un des premiers défenseur de l'art japonais en France. C'est lui qui inventa le mot japonisme, et qui initia les frères Goncourt à l'art d'extrème-orient.  Edmont de Goncourt faisait l'aller et retour entre les deux galeries, se faisant prêter par Bing des estampes ou objets d'art qu'il faisait expertiser par Tadamasa.
Mise à jour le 12/01/2012

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L'Hôtel des Haricots.

Par Bernard Vassor

 Hôtel des haricots rue de Boulainvilliers.jpg

Le cauchemar du garde national.
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Il faut remonter au XIV° siècle, pour raconter l'histoire. En 1314, on édifia au sommet de la Montagne Sainte Geneviève, à l’emplacement de l’actuelle bibliothèque, le « collège de Montaigu » qui avait reçu de ses élèves le surnom de "collège, ou Hôtel des Haricots" en raison de la pauvreté de la nourriture, composée le plus souvent d’une soupe de haricots qui faisait partie de la pédagogie : « rendre le corps atone pour faire vibrer l’esprit ». Cette institution a été en butte à tous les sarcasmes, au cours des siècles, depuis Erasme, jusqu’à Rabelais qui appelait les « pôvres éscoliers du Collège de la Pouillerie »

Le collège en raison de ses orientations religieuses fut supprimé en 1792, et servit de prison militaire pendant la révolution. Elle fut aussi maison d’arrêt de la Garde nationale, pour punir les infractions à la discipline, et les manquements aux obligations militaires. Le public lui redonna tout de suite le nom de

« prison des haricots ».

Elle fut ensuite transférée en 1800, rue des Fossés Saint-Bernard (actuel n° 30). De nombreux artistes et littérateurs y furent incarcérés, dont Musset, Gautier, Banville Sue, Balzac qui y fit plusieurs séjours, ainsi que Devéria, Nanteuil etc….

Les murs furent couverts d’inscriptions et de dessins que les collectionneurs d'autographes et les marchands d’art, s’arracheraient aujourd’hui à prix d’or. La maison fut détruite en 1837, et les terrains livrés à l’entrepôt des vins. La nouvelle prison était située près du quai d’Austerlitz au 92 rue de la Gare (aujourd’hui 55 quai d’Austerlitz) dans une ancienne grange à blé, dépendance du « grenier d’abondance » du quartier de l’Arsenal. Elle fut à son tour démolie en 1864 et transférée dans une somptueuse villa rue de Boulainvilliers à Passy jusqu’en 1871.  Et, comme le «Théâtre érotique de la rue de la Santé », elle fut remplacée par une institution pour jeunes filles.

Hôtel des haricots polka largeur.jpg
Hôtel des haricots songe largeur.jpg
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Mise à jour le 12/01/2012

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