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07/09/2011
Histoire des cafés de Paris : Le café de la Porte Montmartre
À l’angle de la rue Montmartre et du boulevard Poissonnière
La belle et le commissaire
Par Bernard Vassor
L’inspecteur de police Marais était le subordonné de Sartines, le lieutenant général de police qui servit souvent de référence à Balzac pour "la Comédie Humaine".Pourtant, ce qu’ignoraient les chroniqueurs du second empire, c’est que cet endroit avait connu ses heures fastes un siècle plus tôt. Cette maison d’angle existait déjà sous Louis XV où un limonadier était installé au rez-de-chaussée . En 1764, une femme nommée Richard, dite Emilie avait loué deux étages au-dessus de chez le cafetier, un logement qu’elle occupait avec l’inspecteur de police Marais, qui s’accommodait fort bien des visites de sa fidèle compagne. Deux autres femmes la Martin et la Latour partageaient le même commerce sous le même toit.
Les historiographes du XIX° sont unanimes, il ne se passait jamais rien dans cet établissement. Pas de belles de nuit autour des tables de sa terrasse. L’endroit ne leur était pas plus défendu qu’ailleurs, mais elles comprenait que ce côté du boulevard n’était pas aussi galant que l’autre, leur petit commerce en souffrirait et qu’elles y feraient choux-blanc.
Seuls quelques égarés chassés du café de Madrid , du café de Suède ou bien du café des Variétés venaient y échouer.
« Ces dames » faisaient concurrence à une femme galante qui officiait au 10 boulevard Montmartre avant le percement du passage Jouffroy, une ancienne actrice de province, qui avait subjugué Cormier de Charmilly, trésorier des écuries du roi et de riches étrangers qui l’entretenaient luxueusement.
Son nom serait tombé dans l’oubli si sa fille, d’abord connue sous le nom de Salveta (nom de sa mère) , ne l’avait été bien plus encore sous celui de Mlle Mars.
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Cézanne et Paris au musée du Luxembourg, une présentation très incomplète et erronée!.
Par Bernard Vassor
A la lecture du communiqué de presse suivant, mon sang n'a fait qu'un tour. Comment des personnalités incontestables de l'histoire de l'art, ont pu pondre un texte aussi mièvre et inexact ?
j'ai posté un commentaire sur le site du musée pour corriger certaines erreurs.
Mon commentaire n'est pas passé, seul celui d'un admirateur béat d'un commissaire de l'exposition a trouvé place dans ce qui est supposé être un forum.
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Voici le communiqué de presse du musée :
Commissariat général : Gilles Chazal, directeur du Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris.
Commissariat scientifique :
Maryline Assante di Panzillo, conservateur au département des peintures, Petit Palais, Musée des Beaux-arts de la Ville de Paris.
Denis Coutagne, conservateur en chef honoraire du patrimoine ; Président de la société Paul Cézanne.
Cézanne (1839-1906), qu’une légende tenace décrit comme "le Maître d’Aix" solitaire et retiré en Provence, ne s’est en réalité jamais éloigné de la capitale et de l’Ile-de-France : entre 1861et 1905, il n’a cessé d’y revenir et de s’en inspirer. Son œuvre témoigne de ces séjours au cours desquels il fréquente les impressionnistes, Pissarro, Guillaumin, Renoir, Monet. Quelques amis le soutiennent comme le Docteur Gachet à Auvers-sur-Oise. À Paris, Cézanne se confronte tout autant à la tradition qu’à la modernité. Il trouve les "formules" avant de les exploiter en Provence (plus de vingt fois il fait l’aller/retour Paris/Provence). L’exposition nous éclaire sur les grands thèmes qu’il explore alors : quelques vues dans Paris, les paysages d’Ile-de-France, les nus, natures mortes et portraits. Son amitié avec Zola est privilégiée. Après 1890, critiques, marchands, et collectionneurs commencent à s’intéresser à son œuvre. Cézanne se montre attentif à cette reconnaissance qui ne peut venir que de Paris. Ainsi imprime-t-il sa marque dans l’art moderne : l’avant-garde le considèrera comme un précurseur, "notre père à tous", selon la formule de Picasso. Organisée en collaboration avec le Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, l’exposition réunit environ 80 œuvres majeures issues du monde entier.Cette exposition bénéficie de prêts exceptionnels du Musée d’Orsay.Crédit photo : Cézanne, Le Quartier du Four à Auvers-sur-Oise (détail), vers 1873, Philadelphia Museum of Art, Philadelphie, USA. The Samuel S. White 3rd and Vera White Collection, 1967.
Réservations
Ouverture de réservations pour les groupes le 24 mai à 14h
Ouverture des réservations individuelles le vendredi 10 juin à 11h
Plein Tarif : 12,00 euros
Tarif Réduit : 7,50 euros
Billet Famille (2 adultes et 2 jeunes de 13 à 25 ans) : 31,50 euros
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