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23/01/2009
La création d'une nouvelle religion dans l'Union américaine, suite
Par Bernard Vassor
Salt-Lake-City, la porte de l'Aigle.
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Nous avons, dans le dernier article laissé Elder Smith reconstruire sur les bords du Lac Salé, la Nouvelle Jérusalem.
Les Mormons n'étaient guère connus en Europe, ce que l'on savait d'eux, se bornait au fait que leur religion leur recommandait d'avoir plusieurs femmes. A la fin du XIX° siècle, ils avaient la majorité dans l'état de l'Utha. Un de leur représentant venait d'être envoyé à la Chambre haute de Washington, le sénateur Smooth. Un de leur communauté avait déjà été invalidé sous l'inculpation de polygamie. Le sénateur Smooth était-il polygame ?
Une enquête de la commission du sénat lui découvrit une femme dans l'Etat de l'Utah, et une seconde à Honolulu....Il fut lui aussi invalidé.
Quand Joseph Smith vers 1830, fonda "l'Eglise de Jesus-Christ, des Saints des derniers jours", il y avait cinq adhérents. Ils étaient 400 000 à la fin du siècle. Ils ont une majorité de trois quarts d'élus dans l'Utah, et progressent dans l'Idaho et les états voisins. Leur président Smith, annonçait une acquisition de 67 000 ares de terrains qui allaient être divisés en lots pour être distribués à des colons. Ils avaient une formidable puissance d'expansion. La contrée qu'ils avaient investie était au départ un désert, elle fut progressivement la plus cultivée et radieuse des États-Unis, il n'y avait pas de ville plus jolie que Salt-Lake-City, avec de larges avenues bordées de peupliers, avec de belles résidences somptueuses et le splendide Temple des Mormons construit en pierres blanches avec six tours, à l'époque, peut-être le plus beau monument des États-Unis.
Salt-Lake-City, "La Maison de ville et du Comté"
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Il y avait aussi le "Tabernacle des Saints des derniers jours", où 12 000 personne pouvaient se rassembler qui possédait une acoustique exceptionnelle. La porte de l'Aigle, dont le plan avait été dessiné par Bringham Young, d'une conception totalement originale.
Les Mormons sont très doux, d'après beaucoup de témoignages de voyageurs : "la politesse des Mormons est exquise : ils sont affables, prévenants et toujours tranquilles. Ils ont un sourire triste, dans les yeux une expression indéfinissable, à la fois vague et fixe, un regard avec des arrière-plan, dont l'impression est saisissante".
La ville est d'une propreté parfaite. Leur théâtre est l'un des cinq premiers fondé aux États-Unis. Les concerts du Tabernacle sont célèbres dans toute l'Amérique.L'organisation politique est remarquable; ils marchent en rangs compacts derrière leur président assisté de douze apôtres.
Les Mormons ont renoncé officiellement à la polygamie, mais dans les faits, ils la pratiquent toujours, ils logent leurs épouses dans des maisons séparées, c'est l'épouse qui est propriétaire de la maison. Les Mormons ont donné des droits politiques aux femmes, elles sont éléctrices et éligibles à la fin du XIX° siècle. Il y a des femmes parmi les législateurs de l'état de l'Utah et le gouvernement est en grande partie dans les mains des femmes.......
Fin de la deuxième partie.
22:00 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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Digg
Un nom devenu un double anthroponyme, désigant à la fois un genre et un lieu : Le Grand Guignol. Oscar Méténier, la bohème à Montmartre, deuxième partie
Par Bernard Vassor
Un Théâtre comique d'épouvante !
Méténier est un petit homme
Actif, ardent et convaincu,
Frétillant et pétillant comme
S'il avait le feu au cul
Aristide Bruand
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Suite de la notice du 12 juin 2006 :
C'est dans une impasse de la rue Chaptal au 20 bis, que Oscar Méténier achèta un théâtre ( le Théâtre-Salon ) en 1896 pour y faire jouer ses pièces
qui étaient refusées sur d'autres scènes. Compagnon de débauche de son ami Raitif de la Bretonne, il fréquentait aussi Edmond de Goncourt qu'il nourissait de ses anecdotes plus ou moins authentique, que Goncourt notaient complaisament dans son journal. Oscar Méténier, comme son père, avait été "chien de commissaire", c'est à dire secrétaire général d'un commissariat de quartier (secrétaire du commissariat de la Roquette). Cette fonction lui fut très utile par la suite pour assurer l'impunité pour des amis dans l'embarras, quand d'aventure, ils se trouvaient en fâcheuse position dans des lieux de débauche et de vice dont Méténier et ses amis étaient les clients assidus, des bars louches, des maisons borgnes, et des lupanars homosexuels. Il était né 1859, il est mort à Saint-Mandé en 1918.
qui étaient refusées sur d'autres scènes. Compagnon de débauche de son ami Raitif de la Bretonne, il fréquentait aussi Edmond de Goncourt qu'il nourissait de ses anecdotes plus ou moins authentique, que Goncourt notaient complaisament dans son journal. Oscar Méténier, comme son père, avait été "chien de commissaire", c'est à dire secrétaire général d'un commissariat de quartier (secrétaire du commissariat de la Roquette). Cette fonction lui fut très utile par la suite pour assurer l'impunité pour des amis dans l'embarras, quand d'aventure, ils se trouvaient en fâcheuse position dans des lieux de débauche et de vice dont Méténier et ses amis étaient les clients assidus, des bars louches, des maisons borgnes, et des lupanars homosexuels. Il était né 1859, il est mort à Saint-Mandé en 1918.Elève dans un collège de jésuites à Bourges,Méténier s'engagea dans l'armée à l'âge de 18 ans.
Ensuite, son père le fit entrer dans des commissariats de police, dans le onzième arrondissement, aux Batignolles, puis à Montmartre. Ce qui lui donna l'occasion de cotoyer les endroits chauds de la capitale.
Chien de commissaire ! Sa fonction de secrétaire d'un poste de police, consistait à assister le commissaire dans toutes ses fonctions, des saisies immobilières, de constat de crimes, et de la présence officielle des autorités aux exécutions capitales, qui lui donneront par la suite matière à spectacle....grand-guignolesque, de têtes coupées, de crimes atroces et sanguinolents. Inspiré par ses amis, Lorrain, Bruant, et Maupassant qui fut un précurseur en organisant chez lui à La Guillete, une farce inspirée par un crime commis à Montmartre. Il avait invité deux cents personnes une nuit, pressées dans l'allée de sa maison devant une gigantesque toile représentant une femme nue, pendue par les pieds. Sortant de l'obscurité jaillit un faux sergent de ville s'arrêtant, et observant le cadavre. De vrais cheveux avaient été collés sur la toile, le policier la palpe, la saisit par les nattes, et sortant un stylet, il lui ouvrit le ventre, devant les dames horrifiées, du sang de lapin gicle de la plaie.....
Grand-Guignol était né !
Fin de la deuxième partie
09:48 Publié dans HISTORICO-LITTERAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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Digg
Ces dames du Palais-Royal par Aquilin-des-Escopettes
Par Bernard Vassor
Le cirque du Palais-Royal
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Qui dont peut se cacher sous le pseudonyme de Aquilin-des-Escopoettes ???
C'est "le Hibou" lui-même Restif de la Bretonne. Dans un livre intitulé "Le Palais Royal" sur papier bleu, imprimé par Nicolas Edmé Restif de la Bretonne, il décrit dans cet ouvrage ce qu'il appelle un tableau philosophique de l'ancienne corruption. La peinture des moeurs y est décrite de manière plus authentique et poétique que dans le Nouveau Paris de son ami Sébastien Mercier. C'est ainsi qu'il décrit avec humour : "Les filles de l'allée des soupirs"-"Les sunamites"-"Les converseuses"
Ce ne sont pas les histoires des filles qui sont intéressantes, c'est un genre de prostitution raffinée, "différentes espèces de débauche inventées par des Matrules sagaces, qui tirent un parti inconnu des charmes qu'un sexe offre à l'autre"
Dans cette lettre adressée à l'empereur Napoléon, Nicolas donne son avis sur ce que devraient être en matière de police, le rôle à jouer pour la surveillance et la protection des maisons de plaisirs. Nicolas est mort rue de la Bûcherie à l'âge de 72 ans, il avait écrit et imprimé plus de deux cents volumes !!!
J'ajoute que Balzac qui ne le cite jamais en raison du caractère sulfureux du "Pornographe" et du "Spectateur nocturne" a lu c'est certain, avec avidité les écrits de Restif.
Fort heureusement, Gérard de Nerval, moins pudibond lui a rendu un hommage appuyé....
00:20 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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Digg






