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19/11/2008
A Ménilmontant, construction d'un réservoir permettant de recevoir les eaux de la Dhuis
Par Bernard Vassor
Les travaux de construction du réservoir supérieur à Ménimontant
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Sous le second empire, le problème vital de l'alimentation en eau potable de la capitale, alors fournie par la Seine et le canal de l'Ourcq, très pollués, fut étudié à partir de 1854. Il fallait amener à une hauteur suffisante pour que le précieux liquide puisse arriver dans les étages les plus élevés des maisons. Une dérivation des eaux de source de la Somme-Soude, un petit affluent de la Marne, et quelques sources comme la Dhuis et le Sordou situés entre Chatau-Thierry et Epernay, ainsi que la Vanne qui se jette dans l'Yonne à Sens.
Il fallut pour cela, la construction de trois aqueducs différents, l'aqueducsupérieur amenant 40 000 mètres cubes d'eau de la Dhuis, pour les quartiers les plus élevés, un aqueduc moyen amenant les eaux de la Somme-Soude, et un autre destiné à alimenter les habitations des quartiers bas. C'est par l'aqueduc supérieur que débutèrent les travaux. Les eaux de la Dhuis ou du Moulin de Pargny situés dans le canton de Condé dans l'Aisne furent associées à des sources complémentaires dans la vallée du Surmelin. Les oeuvres de maçonnerie sont d'une longueur de 118 kilomètres. Les eaux jaillissant de la source de la Dhuis, s'élèvent ainsi à 130 mètres au-dessus du niveau de la mer pour remplir le réservoir de Ménilmontant.
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Le percement du boulevard Magenta en 1865
Par Bernard Vassor
La première partie du boulevard avait été ouverte au début de l'année 1860, et se terminait boulevard de Strasbourg, au niveau de l'église Saint-Laurent. Cette nouvelle percée avait pour but de terminer le boulevard à la caserne du Prince Eugène, place du Château d'Eau (place de la République). Les dernières démolitions furent à peine achevées que de nouvelles maisons s'élevèrent en même temps que la chaussée et les trottoirs et que se creusaient des excavations à droite et à gauche pour le passage des conduites d'eau.
Pour l'occasion, l'église avait décidé de faire une petite toilette. Le porche de style gothique a donc remplacé l'impersonnelle façade froide et insignifiante de la construction précédente. L'église existait déjà, si l'on en croit Grégoire de Tours qui fit le récit de la crue considérable de la Seine en l'an 583 . Celle-ci, recouvrait tout l'espace depuis l'île de la Cité, jusqu'à la petite église et qu'entre ces deux points, plusieurs embarcations firent naufrage. L'église occupait son emplacement actuel avant d'être pillée, dévastée et démolie par les Normands. Puis elle fut reconstruite avec son cimetière attenant,à l'emplacement qu'elle occupe aujourd'hui sur les terrains qui appartenaient à la communauté Saint-Lazare. Un cours d'eau coupait le faubourg, traversant des marais, pour aller se jeter dans la Seine au niveau de Chaillot.
La campagne s'étendait tout autour, agrémentée ça et là de moulins à vent comme nous pouvons les retrouver sur les cartes du XVIII° siècle.
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