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21/10/2008

LE DEPART POUR CAYENNE DE FEMMES "PARTANT POUR GOUTER LE GRAND AIR ET LA LIBERTE DES FORETS VIERGES DE L'AMERIQUE"

PAR BERNARD VASSOR

Cayenne convoi de femmes partant 05 largeur.jpg
C'est à l'exemple anglais des convicts que la colonie Botany-Bay a été fondée en 1777.  Vingt pour cent étaient des femmes qui ont été envoyées dans des "usines à femmes" main d'oeuvre bon marché, en majorité dans des usines textiles. Soumises parfois à des brutalités comme les coups de fouet, les fers aux pieds, des journées de travail de 14 à 18 heures par jour, parfois dans de l'eau froide jusqu'aux genoux, sous la surveillance de gardiens impitoyable, ayant "la lanière facile".
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Suivant cet exemple, le gouvernement français eut la lumineuse idée d'envoyer en Guyanne, des jeunes filles "toutes fraîches et bien portantes" les mieux notées pour être employées à des travaux de leur sexe
C'était une faveur qui était accordée aux prisonnières françaises, car," ne va pas à Cayenne qui veut !"
Ces femmes, condamnées aux travaux forcés, d'après la loi du 30 mai 1854, subissaient leur peine dans des maisons centrales sous le second empire. . Si leur conduite donnait satisfaction, on les autorisait à se marier avec des condamnés qui eux aussi devaient avoir eu une attitude exemplaire. Après leur mariage, on donnait aux époux des concessions de terres dans les établissements du Maroni "qui sont situées dans les parties les plus saines du territoire". Les condamnés devenaient alors d'excellents colons...

15:14 Publié dans HISTOIRE ANECDOTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

LES CAFES CHANTANTS

PAR BERNARD VASSOR

 
Avant les café-concerts, il y eut des cafés chantants en plein air, devant des kiosques à musique tenus par des cabaretiers. L'entrée était gratuite, mais un verre d'eau sucrée coûtait deux francs aux Champs-Elysées , et il fallait renouveler les consommations à l'Alcazar d'été ou aux Ambassadeurs.
 
Il y en avait pour tout le monde, vous pouviez entendre un ténor bossu ( avec une vrai bosse qu'il pouvait dévoiler à la demande), une chanteuse mauresque, ainsi nommée parce qu'elle est née à la Martinique, vêtue d'habits chinois !!!, un comique normand, le quadrille des clodoches,des clowns en caleçon rouge avec un maillot blanc,des ballerines comme à l'Opéra, et surtout les tyroliennes en véritable habits tyroliens. Les succès du moment en 1860 sont : "Les pompiers de Nanterre, le Sire de Framboisy, Ohé ! les p'tits agneaux, la chanson du Sapeur, j'ai le nez qui r'mue et le doigt de pied qui m'chatouille. Un public élégant ne craint pas d'assister à ces spectacles où Thérésa obtient
un véritable triomphe. Depuis quelques temps, grâce à un procès retentissant intenté par un auteur Ernest Bourget, les cafés chantants paient des droits d'auteur à une Association des auteirs et compositeurs créés pour l'occasion.

11:25 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg