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01/10/2008
L'ART DE SE DEBARASSER DES CHÖMEURS ET DES INDESIRABLES AYANT ETE COMPROMIS DANS LA REVOLUTION DE 1848 : LA SOCIETE DES LINGOTS D’OR DU PASSAGE JOUFFROY.
Par Bernard Vassor
Chez M.Fiot, 10 boulevard Montmartre à l'angle du passage Jouffroy, siège 6 rue Masséna.
L'histoire de cette loterie est assez méconnue. Il y a pourtant plusieurs milliers de documents dans une dizaine de cartons aux Archives...Des chercheurs américains ont microfilmé, il y a quelques années la totalité de ces archives. Ils ont découvert dans ce monceau de documents, certains de leurs ancêtres venus de Paris et restés aux Etats-Unis.
Le but de la création de cette loterie, généreux en apparence était de payer le voyage de 5000 ouvriers sans travail trop pauvres pour se payer le voyage à destination de la Californie pour y chercher de l'or !!! Le choix des bénéficiaires appartenait au préfet de Police. C'est le 30 avril 1850 que le préfet de Police Pierre Carlier charge un certain Langlois de louer une vaste boutique 10 boulevard Montmartre, à l'angle du passage Jouffroy. Ce Langlois, sera le gérant de la société jusqu'à sa liquidation en 1853. Le liquidateur était un nommé Oudiné. 
J'ouvre ici une parenthèse :
(J'avais lu sur internet un article un peu confus sur un site pourtant prestigieux, où il y était dit FAUSSEMENT (avec copyright) que la société avait été promue par Alexandre Dumas fils avec le préfet de Police, et un armateur Jules Langlois pour évacuer des indésirables après le coup d' état du 2 décembre......)...................
Le tirage des lots(le premier prix étant un lingot d'or exposé dans la vitrine du passage Jouffroy)se faisait à l'hypodrome des Champs Elysées. C'est une vieille connaissance Alexis Godillot 61 rue Rochechouart installé à l'époque boulevard Poissonnière qui avait été chargé de la décoration du cirque Olympique pour donner plus de faste à cette opération.
Les journaux étaient priés d'inserer une publicité sur cette loterie moyennant une somme allouée de 50 francs par le préfet. Sir les rideaux des théâtres parisiens, étaient peinte également la réclame de la Loterie du Lingot d'Or.
De 1850 à 1853, une quinzaine de navires firent le transport de plus de 3000 hommes et femmes qui étaient reçus à San-Francisco, recevaient un petit pécule, et étaient priés de se débrouiller seul.
La ficelle était un peu grosse, on découvrit qu'il y avait beaucoup de billets portant le même numéro, et personne ne gagna le fameux lingot !!!
La Société avait affrêté 17 navires qui avaient transporté 3293 passagers à eux-même une fois arrivés sur place.
La caricature montre une famille de bourgeois arrivés en Californie, qui voit ses domestiques les abandonner pour se ruer sur des mines d'or.....
Après la faillite, le magasin se transforma en 1853 en un "Buffet Américain", ancètre de certains établissements à restauration rapide ;
23:15 Publié dans HISTOIRE DE PARIS | Tags : passage jouffroy, pierre carlier, alexis godillot?alexandre dumas fils, californie | Lien permanent | Commentaires (2) | | |
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"HENRI LE BLONDIN" : L'Hermaphrodite de la rue du faubourg Montmartre.
PAR BERNARD VASSOR
AGDETIS, L'HERMAPHRODITE, FECONDE PAR JUPITER
Henri R... a vu le jour en Bretagne. Venu à Paris très jeune dans les années 1860 avec sa mère, il fréquenta l'école de garçons de la rue de la Victoire. Sa mère, placée cuisinière chez une comtesse, une ancienne "allongée" . La comtesse sensible au charme étrange du jeune "garçon" de 14 ans prit le fils à son service comme son "petit page". Choyé, bichonné, il n'avait rien à faire. Un soir qu'il accompagnait sa maîtresse au Châtelet, il sortit dans la rue et rencontra des anciens camarades d'école. Il décida de fuguer et avec la bande de jeunes garçons, il se livra à la prostitution sous la protection d'un souteneur avec qui il vécut maritalement et en fit "sa persilleuse". Il apprit rapidement toutes les ficelles du"métier".
Il allait rôder autour des "kiosques hygiéniques" qui venaient d'être installés dans Paris (1872) à la recherche de "rivettes" (amateurs), se livrant sur place, dans les vespasiennes ou dans des hôtels borgnes, à son petit commerce. Remarqué par un maquereau de haut vol, il se retrouva dans un hôtel meublé de la rue du faubourg Montmartre, baignant dans le luxe. Il fréquentait la sortie de "L'Estaminet Lyrique" du passage Jouffroy, lieu de prédilection des prostituées du quartier. Le cabinet inodore chez Gilbert( au numéro 43, on peut encore voire cette plaque aujourd'hui ), le décrotteur qui existait depuis l'ouverture du passage en 1846, était l'endroit rêvé pour des rencontres furtives. Reçu
dans un cabaret du quartier, où les clients qui donnaient un mot de passe, se voyaient recevoir un album photo, où ils pouvaient choisir "la spécialité"de leur choix, Henri Le Blondin en était la vedette..
dans un cabaret du quartier, où les clients qui donnaient un mot de passe, se voyaient recevoir un album photo, où ils pouvaient choisir "la spécialité"de leur choix, Henri Le Blondin en était la vedette..
L'annonce publicitaire suivant la photographie d'Henri le Blondin était la suivante :
"Il est blond comme les blés, avec des yeux d'azur presque innocents et noyés quelques fois en une innocente rêverie.
A le voir au repos, sa tête de chérubin posée sur l'oreiller on se prend à rêver à une ravissante création de Murillo, ou aux jolis personnages qui peuplent les fresques de Lebrun"
Comme beaucoup d'hermaphrodites, après un passage à la prison de la santé, il termina ses jours dans un asile psychiatrique et fut découpé en morceaux (autopsié) comme un pauvre animal de boucherie.
09:13 Publié dans LES COURTISANES LES MODELES ET LES ACTRICES | Tags : le passage jouffroy, "petit casino", rue du faubourg montmartre | Lien permanent | Commentaires (4) | | |
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