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16/06/2008
EMILE SIGNOL ET "LA SOCIETE DE L'OIGNON"
DE LA SOCIETE DE L'OIGNON AU "DA VINCI CODE3
PAR BERNARD VASSOR
La Société de l'Oignon ainsi dénommée parce que ses membres se réunissaient régulièrement autour d'une soupe à l'oignon, spécialité du café Le Brébant.
Bien plus qu'un cénacle, c'est plutôt une sorte de société secrète que ce "club" créé en 1825 par un groupe de peintres, dont le but était d'accaparer les commandes, les légions d'honneur, les médailles et tout régenter dans le domaine de l'Art. Emile Signol, né en 1804, mort en 1892, fut un élève du baron Gros, il suivit les cours à l'école des Beaux-Arts. Prix de Rome en 1830, académicien en 1860. Il exposa très tôt au salon, exclusivement des sujets religieux. Membre de l'Institut et des jury influent des salons, il fut un farouche adversaire des peintres modernes. Un article de Henry de la Madeleine le décrit ainsi :
"Une des hontes de notre temps, c'est qu'un peintre de la force de M. Signol ait pu arriver à l'Institut. Ce que c'est, cependant, que la médiocrité soutenue, la docilité académique et la bêtise soumise ! N"avoir ni impression, ni idées ni exécution, mais garder bonne mémoire des pensums donnés à l'École des Beaux-Arts et pieusement conserver les recettes de la maison, cela suffit, paraît-il, pour vous conduire à tout. (...) Plusieurs générations se succèdent; petit à petit, la classe se vide, les professeurs meurent, et un beau jour le bonnet d'âne, resté seul, finit par monter en chaire. Sa profonde nullité a fait sa fortune.(..) Le Supplice d'une vestale obtient au Salon, cette année un succès de fou-rire. (..)mais que vais-je chercher là ? On ne peut pas plus s'occuper de la couleur de M. Signol, que de sa composition, que du choix des sujets. La Seule chose qu'on soit en droit de lui demander, c'est un peu de pudeur. Lorsqu'on peint comme lui, on se cache"
Henry de la Madeleine 20 mai 1863
Ajoutons que Signol qui a exécuté des fresques dans une église àRennes-le-Château. Certains comment dire ? "ésotéristes" ont développé une thèse à ce propos selon laquelle il y aurait un lien avec l'église Saint-Sulplice, et une histoire de lettre sur une signature un N inversée au dos d'une toile qui pour des raisons obscures ressemblerait à une inscription (INRI) retrouvée sur une croix surmontant la sépulture d'un curé (Béranger Saunière ) mort en 1917 ? Bref je n'y comprend pas grand chose, mais l'affaire a une ampleur telle, depuis 1960, que l'on retrouve des histoires de Sociétés secrètes, de Rose-Croix. Ce qui fait dire à un adepte : " Depuis 1960, le phénomène ne cesse de croître, provoquant un déferlement littéraire au contenu parfois sulfureux, mais hélas sans que soit apportée d'explication probante quant au mystère insondable qui entoure la fortune subite de Bérenger Saunière"
Un certain Gérard de Sède à l'origine du roman de Dan Brown "Da Vinci code" a été le romancier qui a mis en lumière l'histoire de Rennes-le-Château qui servit de base au succès de Dan Brown.
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UNE INFORMATION DU GIRB PAR NICOLE MOZET
LE GIRB est "LE GROUPE INTERNATIONAL DE RECHERCHES BALZACIENNES", fondé en 1975. Nicole Mozet est la responsable d'un groupe de chercheurs universitaires et étudiants français et étrangers d'une dizaine de pays.
Contact : nmozet@club-internet.fr
Nicole Mozet me signale la parution d'un ouvrage d'Anne-Marie Baron :
Anne-Marie BARON
ROMANS FRANÇAIS DU XIXe SIÈCLE À L’ÉCRAN
Problèmes de l’adaptation
La question de l’adaptation laisse trop souvent les enseignants désarmés, alors que souvent les étudiants ont d’abord accès aux romans du XIXe siècle par le cinéma. La comparaison entre le texte et le film s’avère toujours un exercice fructueux, qui leur fait prendre conscience des contraintes propres à chacun des deux modes d’expression. Mais des préliminaires historiques et théoriques sont indispensables pour mener à bien cet exercice. Or les nombreux ouvrages parus ces dernières années sur l’adaptation ont été écrits par des théoriciens du cinéma dans un vocabulaire difficile d’accès pour les littéraires. Enseignants et étudiants ont besoin de démarches plus pratiques, mieux ciblées, et directement utilisables. Sémiotique et analyse littéraire, histoire de la littérature et histoire du cinéma doivent être étroitement associées à cet effet. Cet essai envisage le cas particulier des plus importants romanciers français du XIXe siècle – Balzac, Stendhal, George Sand, Flaubert, Maupassant, Zola (mais non Hugo, très adapté, à qui deux livres viennent d’être consacrés) et les problèmes spécifiques que chacun d’eux pose aux réalisateurs. Pour la première fois donc, la question de l’adaptation sera posée du point de vue de l’étude du roman, par une dix-neuvièmiste capable à la fois d’analyses littéraires et d’analyses cinématographiques, en termes plus didactiques que purement théoriques. Cet ouvrage devrait donc rendre de grands services aux professeurs français et étrangers, qui enseignent, partout dans le monde, le roman français du XIXe siècle.
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