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02/11/2007

MARCEL LEPRIN

PAR BERNARD VASSOR
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LE RENDEZ-VOUS DES AMIS
23 rue Gabrielle à l'angle de la rue Drevet.
(A la demande d'un lecteur, je vais essayer de rendre hommage à ma manière,
 à un peintre montmartrois d'adoption, très injustement oublié, resté encore aujourd'hui dans l'ombre de Maurice Utrillo.)
Marcel Leprin est né à Cannes le 12 février 1891, mort à l'hôpital Tenon d'un "cancer de la vessie" comme on disait pudiquement à l'époque, le 27 janvier 1933. Elevé par un oncle qui était quincailler à Marseille, il fut confié à un orphelinat, où il fut initié à la lithographie. jusqu'à ce qu'il soit engagé comme mousse  à l'age de douze ans.
Il rencontre à Barcelonne une jeune femme Hélène, avec laquelle il se marie le 8 janvier 1916. Démobilisé en 1919, il s'aperçoit en rentrant chez lui que sa femme "est partie avec un maquereau de la plaine Saint-Michel".
Après une longue période "dans la dèche", il fut recueilli par une dame Smadja, commerçante des quartiers chauds de Marseille Il débuta en peinture par des scènes de tauromachie et il expose dans les bordels marseillais. Il fait la connaissance de Gen Paul qu'il introduit dans le milieu interlope qu'il fréquentait. Marcel se rendit à Paris en 1921, et fréquenta Pascin qu'il avait connu à Marseille, Ignacio Zuluoga, Paco Durrio, Dimitrio Galanis et Edmond Heuzé, Max Jacob qui l'avait hébergé (et tenté de le convertir à la religion). Il fut tout de suite adopté par le Montmartre artistique.Il obtint quelques succès et participa à différentes expositions, il décora la grande salle de chez "La mère Catherine".
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"La cour de mon logis",1925
 
Son ami Pierre Bureau organisa après sa mort plusieurs expositions au musée de Montmartre. Il a également habité au 27 rue Tholozé, et 18 rue Véron. Une partie de sa vie est restée mystérieuse selon ses amis, il faisait parfois des"descentes" à Marseille, et revenait habillé comme un prince, les poches cousues d'or, il arrosait généreusement en tournées générales la clientèle de "La Taverne du Moulin", et se retrouvait quelques jours plus tard sans le sou. En 1930, il repartit en province d'où il rapporta de nombreuses oeuvres,Petit à petit, il sombra dans l'alcool et la drogue.
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PLACE BLANCHE, le déja célèbre avant "l'anexion" CAFÉ COQUET"
célébré par Alfred Delvau dans les années 1850.
Certains épisodes de sa vie relèvent à la fois du roman policier, et d'autres pourraient figurer dans des romans d'Henri Murger : Après son départ de Marseille, Leprin fut harcelé par la dame Smadja et ses amis du milieu, afin de le faire revenir dans le giron marseillais, elle organisait des expédition et montait à Paris avec son clan.
L'écrivain Francis Carco (L'ami des peintres) qui fréquentait les mêmes lieux que Leprin, eut vent de l'histoire, et la raconta dans "Paris-Soir".  Madame Smadja lui fit un procès retentissant où vinrent témoigner d'honnêtes commerçants, une vieille femme religieuse, un représentant du préfet, et même un sénateur venu spécialement par avion "qui reprirent en coeur les louanges de madame Smadja". La plainte fut rejetée pour vice de forme. A la suite de cette aventure, Marcel Leprin décida de mettre une grande distance entre Montmartre et lui afin d'échapper à l'emprise de son ancienne bienfaitrice (qui le recueillit tout de même dans sa jeunesse en des circonstances de sa vie errante, après l'abandon douloureux de sa femme). Réfugié à Rouen, il écrivit à un commissaire de police :"Si elle approche, je tire..." 
 Nous ne connaissons pas très bien liens qui les unissaient, mais toujours  est-il que Marcel vivait toujours sous l'emprise de ses anciens protecteurs. Son immense talent et l'importance de son oeuvre, en font un des peintres
les plus marquants de cette période.
André Roussard, le dictionnaire des peintres à Montmartre,  éditions Roussard, Paris 1999. 13 rue du Mont Cenis 75009 Paris.
Et le superbe hommage rendu par : Pierre Bureau, Marcel Leprin, édition Mayer Paris 1984. (on en trouve encore dans quelques librairies d'art) 

18:25 Publié dans LES PEINTRES INCLASSABLES | Tags : Ignacio Zuluoga, Paco Durrio, Dimitrio Galanis, Edmond Heuzé, Max Ja | Lien permanent | Commentaires (5) | | | | Digg! Digg

LA GUILLOTINE, SUITE....

PAR BERNARD VASSOR

"Tout condamné à mort aura la tête tranchée...."

Article 3 du code pénal du 3 juin 1791

Et sans oublier bien sûr "Le Schpountz" de Marcel Pagnol

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Depuis mon dernier article sur le docteur Pierre Jean-Georges Cabanis et le docteur Pierre Antoine Louis, et Ignace Joseph Guillotin.
J’ai découvert que l'idée n'était pas nouvelle !!! Dans un ouvrage hollandais de 1655 (Amsterdam, Jan Jacobs Schipper), un recueil de pièces de vers accompagné d'illustrations dont celle-ci qui présente une exécution capitale. Une main sortie d'un nuage tient un glaive qui va trancher le lien qui retient une lame, qui en toute logique doit trancher la tête du condamné. Nous savons depuis qu'il a fallu apporter d'importantes modifications pour que l'efficacité de l'appareil soit prouvé.....Fort heureusement, un facteur de piano et le bon docteur Guillotin trouvèrent la solution idéale, d'abord le poids de la lame d'acier, son angle de coupe à 60°, et la hauteur des bois de justice pour que l'accélération répondant aux lois de Newton, puisse assurer une coupure franche et nette. Voici d'autres surnoms dont je ne suis pas certain d'avoir terminé l'énumération. :

 

" L'étendard de la tyrannie, La grande machine, le glaivze de la liberté, la cravate à Capet, la mère coupe-toujours, la petite chatière, le rasoir national...." 

 

17:10 Publié dans LES PRECURSEURS | Tags : Pierre Antoine Louis, PIERRE-JEAN-GEORGES CABANIS, JOSEPH IGNACE GUILLOTIN | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | Digg! Digg