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07/08/2007
LES PRECURSEURS DE L'IMPRESSIONNISME EN NORMANDIE : LE CENACLE DE LA FERME SAINT-SIMEON
PAR BERNARD VASSOR EN DIRECT DE LA CITROUILLE A GRANVILLE :
DEUXIEME PARTIE : HONFLEUR
Eugène Boudin, la ferme Saint-Siméon
C'est en 1825 qu'un nommé Pierre Toutain, loua une ferme entre honfleur et Villerville pour y ouvrir une auberge. Elle fut d'abord fréquentée par des marins, puis quelques peintres commencent à fréquenter le lieu. Isabey en tout premier, puis, Corot et Boudin. Pierre Toutain se marie alors avec une jolie normande qui devint célèbre sous le nom de "La mère Toutain".La spécialité de la maison était le maquereau à l'oseille. Le prix de la pension, quarante francs par mois,
nourri et couché ,
a très rapidement fait la réputation de la ferme.
JONKING, VAN MARCKE, MONET, ACHARD (1862)
Musée du Louvre
C'est ainsi que chaque année, sans véritable organisation ni invitations, les "rencontres de Saint-Siméon" vont voir affluer un grand nombre de peintres, d'écrivains, de poètes, de journalistes. On pouvait ainsi y croiser Gustave Courbet avec Alexandre Schanne* qui avait été conduit là par Eugène Boudin, Amand Gautier, et les "inséparables" Jonkind, Achard Monet et Boudin. Etaient également présents des artistes que l'on retrouve aussi à l'auberge Ganne à Barbizon : Paul Huet, Cals, Troyon, Daubigny, venu en voisin de Villérville. Le journaliste écrivain Alfred Delvau et son complice Alphonse Duchêne, le peintre Dubourg, initiateur et premier conservateur du musée de Honfleur que la municoipalité pour le remercier a appelé le Musée Eugène Boudin !!! Le père Martin, le marchand de tableaux de la rue de Mogador (puis de la rue Laffitte) et le collectionneur Victor Choquet qui avait une propriété à Hattenville.
à suivre ........................................
16:50 Publié dans Les Cénacles | Tags : Victor Choquet, Alexandre Schanne | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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LES PRECURSEURS DE L'IMPRESSIONNISME EN NORMANDIE, PREMIERE PARTIE: GRANVILLE
PAR BERNARD VASSOR EN DIRECT DE LA CITROUILLE A GRANVILLE :
PAUL HUET, LES BRISANTS A L A POINTE DE GRANVILLE
Musée du Louvre
Aorès Turner et Bonington, Paul Huet (1803-1869) figure parmier les plus importants précurseurs de l'impressionnisme.
William Turner au cours de son périple de la Normandie à la Bretagne, a séjourné à Granville où il a peint selon un historien
l'église Saint-Pierre et Saint-Jacques "
dans la pointe qui se jettToutes les notese dans la mer" et "
l'église Notre Dame à Coutances"
Vérification faite aux archives de Granville, c'est bien l'inverse qui est exact, c'est à dire Notre-dame à Granvile et Saint-Pierre (il n'y a pas de Saint-Jacques) à Coutances....
(je pense qu'il doit s'agir du contraire, il n'y a pas d'église de ce nom à GRANVILLE......) On peut sans se tromper qualifier Turner de magicien de la couleur. Bien avant les théories de Chevreul, Charles Blanc et Seurat,* il avait préssenti et appliqué ce que Seurat, soixante ans plus tard théorisera "Il peint des arbres en jaune et bleu, et il compte sur l'oein pour en faire du vert. Monet visitera au British muséum une exposition consacrée à Turner où une aquarelle de Rouen a des ressemblances évidentes avec "Impression au soleil levant" de Claude Monet.
Paul Huet était selon un contemporain : "un précurseur, un novateur, un prophète"
Dans l'atelier du baron Gros, il fit la connaissance de Bonington qui devint son ami, et qui l'initia à la peinture anglaise. Ensuite, Delacroix chercha à le rencontrer. Une amitié "indéfectible" lia les deux peintres. C'est Paul Huet qui prononça l'éloge funèbre sur la tombe d'Eugène Delacroix. En 1831, Alexandre Dumas le rejoint à Trouville. Ses recherches le conduisent à peindre dans le flou et le nébuleux. Il a parcouru la Normandie dans tous les sens. En 1850, il passe quinze jours à Granville pour faire des études sur les falaises, c'est là qu'il a peint : "Brisants à la ponte de Granville".
Un autre artiste qui sera à la pointe de tous les mouvements d'avant-garde, et que l'on retrouva dans tous les lieux de création de son époque, c'est Camille Corot dont nous aurons de reparler. Il a lui aussi sillonné la Normandie, en 1860, il est à Granville en compagnie de son ami le sculpteur Etex. Une très belle marine peinte à Grannville porte le nom suivant :"Bateaux de pèche". Pour clore provisoirement cet article, signalons qu'en 1858, une vieille connaissance, Charles Daubigny, passa des vacances à Granville avec son fils Karl, puis à Villerville, village de son enfance et de sa famille.
*Mais il avait pris connaissance de la théorie de Goethe sur la séparation des couleurs en deux groupes, l'un à l'ombre, l'à la lumiére, mais nous developperons un peu dans un autre article consacré aux recherches de Goethe dans ce domaine
16:05 Publié dans LES PRECURSEURS | Tags : PAUL HUET, DAUBIGNY, COROT, BONINGTON, TURNER, EUGENE DELACROIX, GOETHE | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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RICHARD WAGNER ET JUDITH GAUTIER, UNE PASSION AMOUREUSE
PAR BERNARD VASSOR
Comme je l'ai déjà dit, les ventes d'autographes, contredisent parfois les historiens et biographes pourtant bien documentés. Certaines révèlent des amours secrètes comme celle-ci où Wagner révèle la passion amoureuse qui l'anime. Judith avait fait le voyage àTribschen en 1869 en compagnie de son mari Catulle Mendès (qui lui aussi ne se privait pas, et avait une liaison suivie avec la grande compositrice Augusta Holmès avec qui il avait eu trois filles)
C'est à la suite de cette lettre que Judith Gautier retourna près de Richard et le suivit à Bayreuth, assista à la création de l'Anneau du Nibelung et se chargea de la traduction de Parsifal. Cette liaison qui avait été évoquée, fut niée par certains historiens ou mise en doute par d'autres.
Le couple Mendès Gautier habitait 50 rue des Martyrs, Wagner lui, séjournait à l'hôtel d'Amérique à Rome.
11:05 Publié dans HISTOIRE ANECDOTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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