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16/07/2007
LA RUE FEYDEAU
PAR BERNARD VASSOR
La rue Feydeau fut tracée en 1650 sur les fossés qui bordaient la porte Montmartre de l'enceinte de Charles VI.

C'est pour cela qu'elle porta d'abord le nom de rue des Fossés Montmartre. la maison à pans coupés qui fait l'angle de la rue Saint Marc, avait une entrée rue Feydeau, nom qu'elle prit en 1714, attribuée à Feydeau de Marville lieutenant général de police. A cette date elle avait 15 maisons, et 6 lanternes. Une raccoleuse, concurente de la Brissault (dont nous avons déjà évoqué le métier dans l'article sur la rue Saint-Marc) une femme Varenne au numéro 15 tenait une maison qui avait un certain renom. Au 12, c'est la maison Toinette une bonne qui avait succédé à la mère Gardet. Mais cette adresse, peut se targuer d'avoir été sous Louis XIV à l'enseigne du Roi-Henri dont le propriétaire était un sieur Dubreuil.
le numéro 7 a servi avec le jardin attenant au percement de la rue des Colonnes, le passage et le théâtre Feydeau qui s'agrégea à la salle Favart en setembre 1801. Menaçant ruine, elle fut démolie en 1830
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CHEZ "LA BRISSAULT", A L'ANGLE DE LA RUE SAINT-MARC
PAR BERNARD VASSOR
La maison triangulaire, faisant l'angle des rues Feydeau et Saint-Marc était tenue par Brissault, tailleur, et sa femme, Elle exerçait la même industrie sous le règne du bon roi Louis XV, que la Gourdan de la rue des Deux-Portes, que la Fillon et la Pâris, pour compléter la géographie galante de l'époque. Puis, pendant la révolution, c'est la Vincent, surnommée "La Rouge", en raison de la couleur de ses cheveux qui avait ouvert une taverne au rez-de-chaussée, et si le chaland avait assez de force après avoir bu, pouvait monter les étages pour d'autres activités. La rue vit aussi s'installer "la Saint-Aubin" et "la Mayencourt" un petit peu plus loin. Certaines "maisons" (dont celle du 16 et du 28) survécurent dans leurs fonctions jusqu'à la fermeture en 1946 pour cause de loi dite "Marthe Richard", en fait vote du Conseil municipal.......
Depuis le siècle de Louis XV, la rue fourmillait de marchands d'art, de galeries et de marchands de curiosités, de cabinets d'histoire naturelle la galerie de tableaux de la veuve Sorin du cabinet d'ornithologie du duc de Montmorency. La chronique scandaleuse signale une dame Magon de la Ballue, femme d'un fermier général, qui recevait des galants chez elle au numéro 24 (ou 16 et 18)
09:05 Publié dans Histoire des rues de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | | |
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