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21/12/2006

LE RESTAURANT PETER'S DU PASSAGE MIRES

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Par Bernard Vassor

Ce restaurateur original, Pierre Fraisse français avec des origines américaines, avait anglicisé son nom en "Péter's".  Il avait fait sa spécialité d'excellentes boissons américaines (?) qui avaient fait sa renommée. On y déjeune à l'anglaise du "Rump steake" (sic) Villemessant le directeur du Figaro s'était fait le protecteur, (le Barnum) du restaurateur. Dans l'entrée des deux premières tables du passage Mirès (ou passage des Princes) étaient réservées aux journalites de la rue Rossini. Henri de Villemessant qui prédait ces dîners, était entouré de la crème de la presse parisienne de l'instant : Timothé Trim (Léo Lespés) Albert Wolff, Adrien Marx, Henri Rochefort. Il y avait aussi Polydore Millaud l'associé et compatriote bordelais de Mirès accompagné de ses rédacteurs. L'immense restaurant était toujours bondé Offenbachla Turtle-sup y avait aussi sa table. A la devanture, un aquarium géant avec des tortues vivantes, destinées à être converties en soupe "". La démesure de ces soupers faisaient la renommée de l'établissement. Peter's organisait des menus pantagruéliques pour des soupers de 600 couverts, des saumons de 80 livres, des roastbeaf de 500 livres, un puding de 300 livres, des truffes de 500 grammes à chacun des convives. LLes repas pouvaient être arrosés d'un Fleury à un franc cinquante la bouteille.Il vendit le restaurant du passage des Princes en décembre 1864 pour fonder à côté du Vaudeville le Café américain où il avait inové avec la cuisine à vapeur. Puis il partit fonder de nouvelles affaires à Philadelphie où il fit faillite. Revenu en France, il ouvrit un petit restaurant à Asnières mais toujours sans succès. On l'a rencontré à Nice maître d'hôtel du Garden-House. On perd sa trace à Deauville.

23:40 Publié dans Les soupers du Figaro | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

RUE RADZIWILL 33 & 35

 
 
Autrefois cette rue s'appelait rue Neuve-des-Bons-Enfants. Ouverture.
Ouverte en 1640. Dénomination : Arrêté du 26 février 1867. 
Le passage Radziwill, aujourd'hui supprimé, y aboutissait. La maison Radziwill portait le nom d'hôtel de Hollande en 1860 avait été construite au commencement du règne de Louis XV.
 Historique.
Précédemment rue Neuve des Bons Enfants. Cette voie a été déclassée par décret du 23 novembre 1912 en vue des agrandissements de la Banque de France. La rue Radziwill finissait rue Baillif (supprimée).
La maison possède la particularité  d'avoir un escalier double propice à recevoir des descentes de police, puisque deux portes du même étage sont desservies par un escalier différent ! Doté de plusieurs entrées dont une sur la rue de Valois (48). Elle était la propriété de la banque de France à la fin du XIX° siècle. Les tiges se réunissent au premier au dessus de l'entresol, les six autres étages reposent sur la tige en spirale qui de nouveau se séparent et les deux niveaux montant rattrapent le niveau de la rue des Bons-Enfants.
Les deux escaliers distincts et superposés dans la même cage, avec deux points de départ éloignés de quelques mètres, dans lesquels les visiteurs passant alternativement les uns au dessus des autres, pouvaient se voire sans jamais se croiser. En 1784, monsieur de Brainville en était le propriétaire. 
Cet hôtel avait été élevé par un nommé François Guillaud de Talleyrac, maître maçon sur l'emplacement d'une autre maison datant du XIII° siècle.
Ce fut dès sa construction une maison mal famée ouverte aux filles publiques et aux mauvais garçons du quartier du Palais Royal. Pendant la Révolution vait compter jusqu'à 40 tripots dans cette maison de jeux clandestins.
Un rapport de police mentionne une descent danstrois tripots du petit-hôtel Radziwill, et saisie du matériel de jeu, sur la dénonciation d'un sieur Goblet, professeur d'écriture et de calcul qui avait vu sa classe désertée depuis l'installation de filles publiques dans la maison.
Malgré les différentes  décisions et annonces de démolition depuis 1910, pour assimilation à la Banque de France, "la plus haute maison de Paris" est toujours debout. Je n'ai pas obtenu l'autorisation de la visiter ni de la photographier. J'ai réussi à obtenir l'assurance que les escaliers étaient intacts !
 

11:45 Publié dans Histoire des rues de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

La prison Saint Lazare

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Rue du faubourg Saint Denis 
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à gauche, dortoir des prostituées 
 
                                     à droite, la chapelle
 
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Cages cellulaires appelées "La ménagerie" 
 

                                 
 

 

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Souterrain de la prison Saint-Lazare
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FRANCIS CARCO, visite à la "Prison de femmes" 
 
 

11:30 Publié dans Quelques images | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | Digg! Digg

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